Un peu dâhistoire
Les premières traces de navigation remontent à la nuit des temps. Sur tous les rivages du monde, les humains vivaient la mer comme une frontière vers lâau-delà , vers un royaume mystérieux, celui des anges ou des dieux. La barque solaire égyptienne ou le drakkar viking représentent le mieux la dimension religieuse et spirituelle du navire.
Mais depuis 8000 ans, la navigation à voile a été l’instrument du développement des civilisations, apportant à l’humanité une mobilité nouvelle pour le transport, le commerce et la guerre. Les voiliers ont favorisé les explorations, les métissages et les batailles navales.
Le peuplement du Pacifique qui débute entre 6000 et 3500 avant notre ère nâaurait pu se faire sans entreprendre des traversées de lâOcéanie sur des milliers de km en pleine mer. Aucune trace ou récit ne permet de connaître ces voiliers antiques, mais nous savons que leur tradition maritime a produit les premiers catamarans, les pirogues à double coque.
Un peu plus tard, les civilisations égyptiennes sur le Nil, lâIndus, puis les cultures phéniciennes et grecques ont fait entrer la navigation dans lâère classique. Avant que Rome nâen fasse une véritable industrie militaire. Au 1er millénaire, les mathématiciens chinois (avec la boussole) puis arabes (avec lâastrolabe) ont accéléré le développement des techniques de navigation et ouvert lââge dâor de la voile entre le XVI° et le XIX° siècle.
Ce fut le temps des grandes découvertes et des armadas.
Mais lâinvention de la machine à vapeur, puis lâaviation civile dans les années 1920, cantonnera la navigation à la voile au rang de loisir, de sport et dâart de vivre.
En 2022, la réalité écologique relance lâintérêt de ce mode de propulsion peu carboné. Sailcoop, bien sûr ð mais aussi Towt, Grain de Sail, Neoline, Iliens, Zéphyr et Borée, Windcoop, VPLP et bien dâautres en sont les précurseurs.
Notre siècle ouvre-t-il un nouvel âge d’or du vent et de la voile?
Pour le plaisir, retrouvez notre article présentant quelques-uns des voiliers les plus célèbres de l’histoire.